vendredi, février 24, 2006

Montage en cours


Avec un ami, nous montons le concert de Michael Rother & Dieter Moebius qui a eu lieu le 4 mai 2005 durant le festival "Les Nuits Sonores" de Lyon.

Ce montage n'est pas destiné à la vente mais a valeur de document. Il est normal, ayant eu la possibilité de filmer et d'enregistrer la performance, de mener le projet à bien pour Rother & Moebius.

Et puis, ce petit montage peut etre un atout lors de mes rencontres futures avec les divers artistes et musiciens qui jalonnent l'aventure Krautrock!!!

Le montage sera terminé dans 2 semaines environ (à raison de 6 heures de montages par nuit).

Ensuite, nous devrions peut etre attaquer le concert de Damo Suzuki, si le temps nous le permet

mardi, février 14, 2006

Arte

Hier soir une bonne nouvelle.

Mon producteur m'appelle afin de me faire part de son entretien avec l'assistante de Gabrielle Babin et le projet les intéresse énormément!!!

Pour elle en tout cas, ce projet documentaire est légitime. Apparement, le développement serait plus pour l'année 2007, mais je verrai bien lors de mon RDV.

Continuons à y croire, mais rien n'est fait.

mercredi, février 08, 2006

"Bonjour, c'est Irmin Schmidt!"


Petite anecdote...

En mars 2005, peu de temps avant mon départ pour Lyon (concert de Rother et Moebius), je reçois un coup de téléphone alors que je me dirige versla poste. Au bout du fil, Irmin Schmidt de Can!

Cela faisait un petit momnet que j'essayais de le contacter sans succès car je lui avais fait parvenir un dossier de mon projet... Ne m'attendant pas à ce coup de fil, je bafouille un peu mais il me dit que mon projet l'intéresse, que ma perception de l'époque, du mouvement et de la musique est pertinente et passionnante. Ca me rassure un peu!

Il avait du travail à ce moment là mais souhaitait que je le rencontre. Malheureusement, à cette période je n'avais pas les moyens de descendre dans le sud, chez lui et j'ai dû lui expliquer que j'attendais de l'argent pour des repérages comme celui-ci. Maintenant que les choses se débloquent, j'espère que notre rencontre est pour bientôt.

lettre du producteur

Ci-dessous, la lettre que mon producteur a énvoyé à l'unité musique d'Arte... Wait and see!


Madame E.L.
Responsable Musiques
Unité Spectacles
Arte France Neuilly le 7 février 2006
F. 92785 Issy-les-Moulineaux


Chère E.,

Longtemps, très longtemps que je ne vous ai proposé un programme. Celui-ci est suffisamment exceptionnel pour briser le silence.
Fin des années 60, début des années 70, de nombreux mouvements de diverses origines, politiques, sociales, philosophiques à tendance subversive ont rompu avec leur passé. L’esthétique artistique, plastique (le mouvement Fluxus entre autre), chorégraphique (début de la danse dite contemporaine), musique (la rupture avec le post classique s’affirme) et le Rock n’Roll ont prit de nombreuses routes plus aventureuses les unes que les autres.
On découvrit le punk, le space rock, le rock progressiste, le hard rock, la pop, la lolly pop, le funk, la soul, le métal rock…. . Tous ces mouvements étaient aussi liés à des résistances marketing de l’Angleterre contre les USA ou le Canada, les pays non anglo-saxons imposaient leurs vedettes dans le style correspondant à chaque identité nationale (en France le Rock à texte).
Parallèlement s’inscrit en Allemagne un mouvement que personne, réellement personne, n’avait imaginé ou même tenté à titre expérimental : le Kraut Rock tel qu’il fut nommé très rapidement par les critiques anglais.
Le groupe vedette : Kraftwerk, son challenger : Can, mais aussi Tangerine Dream qui fit de nombreuses musiques de longs-métrage à Hollywood et de nombreux autres formations.
Aujourd’hui c’est tout un arbre généalogique qui continue à irriguer la culture allemande.
Ce mouvement a non seulement envahi l’Europe, mais les USA et même le Japon furent submergés par cette musique à fort potentiel « technologique ».
Au départ tous étaient allemands et puis le mouvement s’est étendu, d’autres nationalités s’y sont greffés, donnant un sens nouveau au qualificatif Kraut Rock.
Les partitions étaient inspirées par l’électronique de ce nouvel univers cybernétique, les costumes étaient créés comme nous imaginions le futur (proche du style de la NASA), la scénographie état aussi proche de l’idée que nous nous faisions d’une Société totalement déshumanisée.
Ce mouvement perdure et vit d’ailleurs très bien. Il a rejoint pour partie notre questionnement sur cette grande rupture anthropomorphique et technologique que nous traversons.
Le fait que cette musique soit totalement d’origine allemande ne peut être une surprise. Il faut pour cela revisiter l’Allemagne des années 70 où la grande suprématie technologique
allemande était évidente. Là aussi, une nouvelle esthétique se crée et réaffirme une identité germanique forte (à tendance décadente) qui critique violemment le silence culturel de l’Allemagne post trauma. .
Voila pour une brève histoire.

Un jeune réalisateur talentueux, mais surtout immense passionné de cette musique, dont il suit toutes les évolutions depuis des années, nous propose, une immersion dans ce monde musical : Julien Perrin.
Il collectionne, amasse mais a aussi rencontré, interviewé et filmé de nombreux participants à ce mouvement musical. Et pas des moindres : Dieter Moebius (ancien collaborateur de Brian Eno), Michaël Rother (ex Kraftwerk), Damo Suzuki (chanteur de Can), Conrad Schnitzler (créateur de Tangerine Dream) et un sociologue spécialiste de ce mouvement : Wolfgang Seidel. Ces archives personnelles ont été filmées dans d’excellentes conditions techniques par l’auteur et son équipe.
De nombreuses archives existent dans de nombreux pays, non seulement sur ces musiciens mais également sur l’engouement, l’esthétique et la scénographie de cet univers musical.
Le tournage doit avoir lieu en :
France (4 jour pour voir Pascal Bussy, Gabriel Ibos et Assaad Debs), en Allemagne (une dizaine de jours, les groupes bien sur et un entretien avec Werner Herzog), en Angleterre (4 jours, The Freeman Brothers, Brian Eno et …..peut être David Bowie), au Japon (4 jours afin de voir Ruychi Sakamoto et Gen Fujita).
L’équipe technique de Julien Perrin est de très haut niveau (cadreur de Werner Herzog) et une assistante de réalisation totalement germanophone.

Ce film a pour ambition de créer des connections entre cette époque non révolue et les nouvelles générations musicales (dont la musique techno, le post-rock et même le rap sont les enfants bâtards, avec des artistes tels que Grand Master Flash, Laurent Garnier Radiohead ou Sonic Youth).
Une coproduction avec l’Allemagne est prévue.
Puis je suggérer que nous nous rencontrions avec Julien Perrin et que nous parlions du film qu’il a réellement en tête ?
Pour accompagner la lecture de ce projet 2 CD ‘s ont été mis à la fin du dossier.
Bonne lecture, bonne écoute.
J’espère, E., que ce projet qui ne peut pas être plus franco-allemand que cela, vous convaincra.


Cordialement.

Le producteur

mardi, février 07, 2006

les fans


Que seraient devenu ces artistes allemands sans leurs fans? Pour le savoir, je contacte Olivier Begué, grand amateur de Klaus Schulze. Passionné et passionnant, Olivier me convie à le rencontrer avec son bon ami Michel, afin que nous abordions la réalisation du documentaire. Enthousiaste envers le projet, je leur explique le rôle que j'aimerais qu'ils jouent au sein du film, à savoir celui de fans de Schulze allant à sa rencontre pour lui acheter de vieux instruments de musique (pour Olivier) et juste en "pélerinage" pour Michel...

En effet, Mr Schulze vend régulièrement ses instruments (nombreux!!) sur Ebay et Olivier ne souhaitant pas que ce patrimoine disparaisse, décide d'y metter de sa poche. Belle rencontre en perspective.

Il va également de soit qu'une rencontre avec Gen Fugita (propriétaire de la Tokyo Tower) serait pertinente à la vue du musée de cire dont il est le commanditaire!!!!(photos prochainement).

Tout comme Julian Cope, les frères Freemans ont énormément compté dans le regain d'intérêt Krautrock, en publiant chacun un livre sur le sujet. ("Krautrocksampler" pour Cope et "A crack in the cosmic egg" des Freemans).

En peu de temps et dans un seul pays (l'Angleterre), deux livres abordent l'influence musicale allemande... En pleine vague électro et revival du rock, il n'est jamais trop tard pour remettre les pendules à l'heure.

Lire le livre de Dominique Roux: "Klaus Schulze - Un saut dans l'inconnu".

Et pour plus d'infos, le site d'Olivier Begué et Michel Le Stum : http://www.cosmiccagibi.org/

été 2005


Suite aux rencontres multiples avec les musiciens et les contacts que je commence à lier avec des personnalités exterieures à la mouvance (fans, journalistes), je me mets en quête d'une production sérieuse et motivée. Après un premier échec avec une société importante mais peu claire dans sa démarche à mon égard, je rencontre une petite boite de prod sympa et intérressée par le sujet...

Les premiers contacts sont positifs et constructifs, le producteur essaie de me guider dans la direction à choisir pour le meilleur traitement du film. Mais tout bascule à partir du jour où il me présente un monteur afin de réécrire mon dossier(???) pour les diffuseurs. Démarche que je trouve peu professionnelle, mais bon. Il s'agit de mon premier film et l'aide d'une personne éloignée du projet et de la musique pouvait être bénéfique. Et bien non.

Cette personne avec laquelle je ne suis jamais senti à l'aise a tranquillement réécrit le projet, dans son coin, en me présentant juste le résultat. Bourré d'erreurs historiques ("les jeunes allemands des années 70 sont décomplexés face au passé de leur pays", il faut oser!), de fautes d'orthographes et servi par une écriture froide et pleine de formules creuses, je refuse catégoriquement que ce torchon soit présenté à un éventuel diffuseur et notamment Arte...

C'est là que le ennuis commencent. Le producteur doute du potentiel du film (cerner la démarche moderniste de ces artistes, en vue de la confronter avec l'attitude de certains musiciens contemporains et définir ainsi le Krautrock non pas comme un mouvement musical pur mais, comme la volonté de s'émanciper contre un système, social ou commercial ) et souhaite orienter l'approche du film vers la dualité analogique/numérique. Certes, ces Allemands ont modifié l'approche technique de la musique en se servant des premieres machines électroniques, fabriquant eux-mêmes leurs instruments, mais parler de la technologie n'est pas le sujet de mon projet. Il s'agit d'une parcelle de cette histoire, de leur histoire.

J'ai donc décidé de ne plus travailler avec ce monteur et le producteur a également pris un peu de distance, ce qui est peu commode pour travailler et être en confiance. Pendant 2 mois, aucune nouvelle. Je choisi donc de démarcher d'autres producteurs et de peaufiner mon dossier de présentation avec mon amie, étudiante en géopolitique et spécialiste de l'Allemagne et mon copain ingénieur du son qui m'a fait découvrir cette musique il y a quelques années déjà.

Une boite de production sérieuse souhaite démarcher Arte, l'aventure du projet ne s'arrête donc pas pour le moment!


En photo: Jean-Hervé Peron, Zappi Diermaier et les autres membres de la nouvelle mouture de Faust.

En savoir plus: http://www.faust-pages.com/

concert à Berlin


Il y a quelques mois, Manuel Göttshing m'a envoyé en avant première ces 3 nouveaux disques. Parmi eux, l'enregistrement live d'une pièce maitresse de sa discographie, "E2-E4", considéré comme un des premier morceau de techno pure.

Ce concert qui a eu lieu en Mars 2005, j'ai eu la chance de pouvoir le filmer en vue d'éditer un DVD courant 2006. Pour plus d'infos, le site officiel de Göttshing.

lundi, février 06, 2006

Rother & Moebius


En consultant les divers sites de chacun des artistes et groupes de la galaxie Krautrock, je découvre qu'un festival de musique électronique situé à lyon organise un concert de Michael Rother (Kraftwerk, Neu!) et Dieter Moebius (Cluster, Harmonia) jouant tous les deux sur scène!!! Fou de joie que ces deux artistes se produisent en France, je contacte avec succès l'organisation du festival qui me délivre des pass presse pour moi et mon équipe afin de filmer le concert. (Il a eu lieu aux Nuits Sonores, le 4 avril 2005)

Je contacte également Michael Rother et Dieter Moebius, qui après explication de mes intentions avec le projet, m'autorisent à les filmer et à les interwiever.

Je suis actuellement en montage de ce concert que j'espère terminer rapidement.

Sites officiels: www.michaelrother.de www.dietermoebius.de

l'aventure continue

De retour sur paris, je planche alors sur une nouvelle rédaction de mon projet, plus axée sur l'attitude (sociales et musicale) de ces artistes et je me met en quête d'une production...

Mais pour parfaire mes connaissances, il me faut des documents et c'est sans compter sur le formidable site neosphere crée par Eric Deshayes que je peaufine mes connaissances. Son site, très pointu et factuel me permet d'apprendre des ancedotes intéressantes en vue de relier les divers protagonistes de l'aventure "krautrock".

site internet: http://neospheres.free.fr/

Conrad Schnitzler

Un petit monsieur chauve, tout de noir vétu m'accueille avec un grand sourire à la gare d'un patelin berlinois dont je ne me remémore plus le nom., Cest Conrad Schnitzler, l'ancien membre de Tangerine Dream et de Kluster, deux des principales formations planantes de Berlin (en 1968).

Je passe toute la journée en sa compagnie et je le filme sans hésitations!! Passionnant de bout en bout, il évoque facilement sa jeunesse marginale au sein d'une société endormie qui ne réagit aucunement aux problèmes qui lui font fasse. N'ayant suivi aucune formation musicale, Scnitzler fonde pourtant avec un ami artiste (Hans Joachim Roedelius) un club underground qui se nommait le Zodiak. Lieu réputé pour ces concerts de musique expérimentale dans le noir total et ces expositions avant gardistes, ce club fut un endroit où s'exprimaient les envies de révoltes qui grondaient en chacun.

Suite au succés de leur collaboration, les 2 amis s'associent avec un musicien, Dieter Moebius et fondent un groupe de musique électronique expérimental, ce qui est complètement inédit à l'époque, bricolant eux même des instruments et déformant les sonorités des guitares électriques. Le groupe s'appelle alors Kluster.

Mais des divergences entre les 3 artistes font que Schnitzler quitte le groupe en 1969 et fonde Tangerine Dream avec Klaus Schulze et Edgar Froese, qui après avoir fréquenté Salvatore Dali, a préféré abandonné le rock "à la Beattles "afin de s'orienter vers une voie plus personnelle.

Schnitzler, certainement trop radical et rigolard est peu apprécié par froese qui préfère s'en débarrasser comme Schulze d'ailleurs un peu plus tard. Et la carrière de Conrad n'en sera que plus prolifique!!!

Adepte de l'enregistrement sur cassette, il se produit avec d'autres artistes en utilisant des radio portatives qui diffusent des sons différents et se mélangent. Chacun accélérant ou ralentissant sa cassette en fonction de ce que font les autres. Moderne? Sans aucun doutes...

Avec Manuel Göttshing, Mars 2005


Début du projet


L'aventure du projet a réellement commencé suite à la rencontre avec Manuel Göttshing, ancien membre du groupe allemand Ash Ra Temple. Il fut en effet le premier artiste de la mouvance Krautrock a répondre par mail à mon envie de le rencontrer pour ce projet documentaire.

Cela ne fut pas évident de l'intérresser au fait d'aborder son parcours artistique car
Manuel est plutôt réservé et ne trouve pas cela bien passionnant de parler indéfiniment du passe. Et il a bien raison.

Interloqué par mon projet et ma motivation à le rencontrer, nous fixons une date de RDV dans son studio de Berlin mi-février. Stréssé, je suis cependant formidablement bien accueilli et nous discutons ensemble toute la journée de ce que je souhaite raconter à travers l'histoire des tous ces musiciens allemands des années 70, Faust, Kraftwerk, Tangerine Dream, Cluster, Neu!, Amon Düul (1 et 2), Guru Guru, Popol Vuh, Ash Ra Tempel, Agitation Free,...

Mon idée n'est pas de réaliser un reportage à la gloire des ces artistes méconnus mais plutôt de faire transparaître à travers leurs regards une vision de l'Allemagne de l'époque très originale. Ainsi, la musique sert dans le film de lien entre les différents artistes et dessine une cartographie inédite d'un pays alors en pleine mutation économique et sociale (le poids de la guerre encore très présent, réactins violentes de la jeunesse envers le capitalisme américain,...).

Mais de cette démarche atypique qui consistait à concevoir la musique autrement (les premiers synthés électroniques, concerts dans le noir, durée excessive de morceaux instrumentaux,...) en vue de se dresser contre une société se laissant alller aux déviances de la consommation de masse "proposées" par les Américains, ces musiciens étiquetés sous le nom Krautrock, vont sans le savoir bouleverser l'approche conceptuelle de la musique et ce, jusqu'à aujourd'hui.

Manuel s'est donc rapidement ouvert à moi, comprenant que derrière le terme méprisant "krautrock" (rock choucroute en français) se cache bel et bien une idée de la musique qui va bien au délà du mouvement musical.

Suite à cette rencontre formidable, Ilona, sa femme (réalisatrice et productrice) me fait part de son intérêt envers mon projet et decide de m'aider!!!

Cela commence avec les coordonnées de Conrad Schnitzler... Vous ne connaissez pas? je vais bientôt vous le présentez, ne bougez pas...

(Site officiel de Manuel Göttshing: www.ashra.com)