vendredi, novembre 30, 2007

Photogrammes

En attendant la phase de mixage du documentaire Faust, je vous propose quelques clichés du film.















jeudi, novembre 15, 2007

"You know faUSt" critiqué par les Inrocks

Dans le rock allemand des seventies, on peut facilement distinguer trois grandes familles. Celle de Can, celle de Kraftwerk et celle de Faust. Alors que les deux premières ont acquis avec le temps notoriété et postérité, la troisième est restée plus irrécupérable, plus mystérieuse. Entre Syd Barrett, Stockhausen et Terry Riley se tient Faust, groupe roi du krautrock, forçant un peu sur l'acide et l'électronique, amateur de collages, de télescopages et autres parasitages sonores.

De ce point de vue, le chef-d'œuvre du genre est assurément The Faust tapes, longue suite de vingt-six fragments enchaînés d'une manière assez inouïe, vaisseau amiral du rock électro-acoustique, creuset syncrétique de toutes les influences déjà citées (auxquelles on ajoutera volontiers le Velvet, John Cale ou La Monte Young, grand précurseur de la musique répétitive) et grand pot commun dans lequel ont largement puisé les adeptes de la lo-fi comme ceux de l'ambient noir, de Pavement à Tortoise. On retrouve dans le dernier Faust, toujours d'attaque malgré les années, cette logique du coq-à-l'âne et du bri(s)-collage tous azimuts, avec cette german touch qui mélange les orgues incantatoires et les guitares acides. Trois des membres fondateurs, Werner "Zappi" Diermaier, Hans Joachim Irmler et Jean-Hervé Péron, sont toujours là, garants de l'iconoclasme et de l'humour maison.

On trouve ainsi de tout dans ce You know Faust : à boire, à manger, du français, de l'anglais, de l'allemand, La Chèvre de monsieur Seguin, de la noisy pure, des chansons mignonnes, des objets sonores incongrus, du minimalisme hypnotique, du tango teuton, de l'électronique, de l'électrique, de l'acoustique, du métallique... Face à ce cadavre exquis et extravagant, on pense effectivement à certains bricoleurs de la nouvelle génération, notamment à Beck qui, consciemment ou inconsciemment, doit forcément quelque chose à Faust, à cette conception sonore du rock, à cette façon de fabriquer un disque comme une véritable bande-son ou à cette manière de plonger la mélodie dans l'acide sulfurique, qui ronge et corrode tout en créant de nouvelles formes. Bref, si vous voulez découvrir un univers en perpétuelle expansion qui tient à la fois de l'exploration des galaxies et du voyage au pays des barjos, une seule solution : vendez votre âme à Faust.

THIERRY JOUSSE

12 mars 1997

jeudi, novembre 08, 2007

Appel à collaboration bénévole

Entrant dans la dernière phase de montage du documentaire "Ist FAUST Schön ?", je suis à la recherche d'une personne maîtrisant Final Cut afin de superviser la finition du film (les calculs des effets, les retouches image) et les exports pour sortir un DVD de qualité (connaissances en authoring recquises!).

C'est une demande très sérieuse qui prendra effet mi décembre afin de finaliser le projet avant la fin de l'année.

Merci également de me fournir un mot de motivation et quelques références.

Bien à vous.

Julien